Le Laboratoire Déberlinisation présente:
L'Afro ça circule                     

Zur Dak'art 2002 wurde der Afro, eine imaginäre panafrikanische Währung zum ersten mal vorgestellt. Nach der intensiven Resonanz, die dieses Projekt sowohl in Dakar als auch in den folgenden Stationen 2003 in Wien und Sakrow bei Berlin erfahren hat, wird das Laboratoire Déberlinisation zur nächsten Dakar Biennale 2004 eine neue Serie des Afro auflegen.

Das Laboratoire Déberlinisation wurde 2001 durch den in Berlin lebenden, Senegalesischen Künstler El Hadji Mansour Ciss, "Kanakassy" gegründet. Es nimmt als Ausgangspunkt die Kongokonferenz in Berlin, wo im Jahr 1885 der afrikanische Kontinent unter den europäischen Staaten in Kolonien aufgeteilt wurde und versteht sich als Teil des Widerstands gegen die ökonomische und kulturelle Ausbeutung und Unterdrückung des Kontinents bis in die Gegenwart, auch nach Erlangen der politischen Unabhängigkeit. Das Laboratoire Déberlinisation möchte das Engagement und den Kampf der vielen Schriftsteller und Künstler weiterführen, die ihren Visionen für die Befeiung Afrikas eine künstlerische Form gegeben haben.
Das Laboratoire Déberlinisation lädt Künstler aller Disziplinen ein, ihre Ideen einzubringen und an der Realisation der Projekte mitzuwirken.

Mansour Ciss hat 2001 in Zusammenarbeit mit dem ebenfalls in Berlin lebenden, Kanadischen Künstler Baruch Gottlieb das erste Projekt des Laboratoire begonnen, die Einrichtung einer Website und die Entwicklung des Afro, der prototype panafrikanischen Währung. Dieses künstlerische Medium nutzt die abstrakten Strukturen des Geldes, um politische, ökonomische und kulturelle Werte zu behaupten und in Frage zu stellen. 

Die Reedition des Afro zur Dak'art 2004 wird in seiner Graphik ein utopisches, wohlhabendes Afrika mit einer hochtechnisierten Infrastruktur darstellen, mit einem internationalen Netz von modernen Verkehrsverbindungen als Voraussetzung für die Zirkulation von Waren und Gütern und für eine fruchtbare Zusammenarbeit der Staaten und Regionen des Kontinents. Nous voulons provoquer la publique avec le ‚fait accompli' de développement africaine. 
Der neue Afro wird im Rahmen der Installation einer Schalterhalle einer Afrobank präsentiert mit den dazugehörigen Performances, an denen das Publikum teilnehmen kann, indem es hier seine Afro-Bankgeschäfte abwickelt.

Darüber hinaus wird diese Schalterhalle auch eine Plattform für weitere Projekte des Laboratoire Déberlinisation sein:

Sabel Guissé, in Berlin lebende Senegalesische Künstlerin präsentiert Malereien und eine didaktische Installation mit dem Titel "Just Peanuts, That's Peanuts", 
Guissé untersucht in ihrer Arbeit ästhetische, kulturelle und ökonomische Aspekte der Erdnuss, deren Anbau in großen Plantagen sie zu einem Produkt werden ließ, das symbolisch für die koloniale Ökonomie Senegals und nach dem Verfall der Weltmarktpreise für die wirtschaftliche Abhängigkeit der postkolonialen afrikanischen Staaten steht. 
Die Schalterhalle der Afrobank wird mit diesem Projekt auch zur Waren- und Warenterminbörse erweitert.

Im Tresor der Bank wird der Berliner Künstler Christian Hanussek seine Paraphrase des Afro einlagern: gebündelte Afronoten der Werte 0 Afro bis 00000 Afro
Hanussek's Projekt betont den imaginären und utopischen Wert des Afro durch die 0 und deren Akkumulation. Die Grafik der Scheine zeigt eine Kartographie der Wege und Ziele des Laboratoire Déberlinisation als abstrakte Labyrinthe.

Le Laboratoire Déberlinisation présente:
L'Afro ça circule

L'Afro, une monnaie panafricaine imaginaire, a été présentée pour la première fois à l'occasion de la Dak'art 2002. Suite à l'écho favorable que ce projet a reçu autant à Dakar que lors des étapes suivantes en 2003 à Vienne et à Sakrow près de Berlin, le laboratoire Déberlinisation éditera une nouvelle série d'Afro pour la prochaine Biennale 2004 de Dakar.

Le Laboratoire Déberlinisation a été fondé en 2001 par l'artiste sénégalais El Hadji Mansour Ciss, "Kanakassy" qui vit et travaille à Berlin. Il utilise comme point de départ la Conférence du Congo à Berlin lors de laquelle, en 1885, le continent africain a été partagé en colonies entre les Etats européens et se voit lui-même comme partie prenante de la résistance contre l'exploitation économique et culturelle et contre l'oppression du continent jusqu'à nos jours, même après l'acquisition de l'indépendance. Le Laboratoire Déberlinisation souhaite prolonger l'engagement et la lutte des nombreux écrivains et artistes qui ont donné à leurs visions pour la libération de l'Afrique une forme artistique.
Le Laboratoire Déberlinisation invite les artistes de toutes les disciplines à apporter leurs idées et à participer à la réalisation du projet.

En 2001 Mansour Ciss a commencé son projet en coopération avec l'artiste canadien Baruch Gottlieb, qui réside également à Berlin : ils ont réalisé un site internet et développé l'Afro, un prototype de monnaie panafricaine. Ce support artistique joue des structures abstraites de l'argent pour affirmer et mettre en cause des valeurs politiques, économiques et culturelles.

La réédition de l'Afro à l'occasion de la Dak'art 2004 représentera par son graphisme une Afrique utopique, riche, équipée d'une infrastructure hautement technicisée, avec un réseau international de moyens modernes de transport, condition à la circulation de biens et de marchandises pour une coopération fructueuse des Etats et Régions du continent. Il s'agit ainsi de confronter le public au "fait accompli" du développement africain. 

Le nouvel Afro sera présenté dans le cadre d'une installation sous forme d'un guichet d'une banque Afro avec des performances auxquelles pourront participer les spectateurs en y effectuant ses transactions bancaires.

De plus, ce succursale pourra être utilisé comme plate-forme pour d'autres projets du Laboratoire Déberlinisation:

Sabel Guissé, artiste sénégalais vivant à Berlin, y présentera de la peinture ainsi qu'une installation didactique intitulée "Just Peanuts, That's Peanuts".
Guissé aborde dans son travail les aspects esthétiques, culturels et économiques de la cacahuète qui, cultivée en gigantesques plantations, est devenue un produit symbolisant l'économie coloniale du Sénégal puis, après le déclin des prix mondiaux, représente la dépendance économique des Etats africains post-coloniaux.
Le guichet de l'Afro-Banque sera élargi par ce projet à un marché boursier.
Sabel Guissé, in Berlin lebende Senegalesische Künstlerin präsentiert Malereien und eine didaktische Installation mit dem Titel "Just Peanuts, That's Peanuts.

L'artiste Berlinois Christian Hanussek déposera dans le trésor de la banque ses paraphrases de l'Afro : des liasses de billets d'Afro d'une valeur de 0 à 00000 Afro. Le projet de Hanussek met en avant la valeur imaginaire et utopique de l'Afro par l'utilisation du chiffre 0 et de son accumulation. Le graphisme des billets représente une cartographie des chemins et des issues du Laboratoire Déberlinisation en tant que labyrinthes abstraits.